Synopsis : Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?
Deux jours à tuer est adapté du roman éponyme de François D'Epenoux. Un livre qu'une amie de Jean Becker lui a donné à lire alors qu'il se trouvait en Ecosse, qu'il a commencé et n'a plus quitté. Le réalisateur explique : "J'ai tout de suite été intrigué, déstabilisé même, par le comportement d'un homme qui, le temps d'un week-end envoie tout promener. (...) Cette histoire me plaisait énormément...
Pour vous donner un petit avant-goût d'ce film, voilà une des répliques les plus percutantes d'Antoine : "Une femme charmante, des enfants adorables, une belle baraque, un métier qui rapporte gros, rien qui dépasse : moi j'appelle ça une vie de con..."
Tout m'a plu dans ce film, d'abord son aspect social. C'est, en effet, une putain de claque dans la gueule à tous les bobos branchouilles, les bourgeois et les coincés du cul qui sont nombreux dans ce putain de pays. Ensuite, les décors, Yvelines en premier lieu puis l'Irlande, sublime terre de réconciliation, propice aux règlements de compte paternels...
Pour continuer, les acteurs sont tous épatants, à commencer par mon comédien français préféré Albert Dupontel, sublime et bouleversant dans ce rôle de quadra mal dans sa vie, mal dans sa peau, en quête de repères, ou plutôt, de père. Père très justement interprété par Pierre Vaneck, acteur sur le retour, éblouissant de réalisme et d'humanité. Pour clore le casting, notons la performance de la comédienne Franco-Québécoise Marie-Josée Croze, toute en retenue dans le rôle indélicat de la femme abandonnée, cantonnée à rester muette devant le gâchis indiscutable de sa morne existence...
Que dire également de la bande originale, superbe, truffée de clins d'oeil et de clés pour comprendre le comportement d'Antoine? A noter, en guise de réel et fantastique clin d'oeil, un portrait de Kerouac sur l'étagère située dans le modeste cabanon de Sir Vaneck^^
Bref, tantôt on rit, tantôt on pleure devant le culot immodéré de cet homme qui décide de dire merde une bonne fois pour toutes, à tout justement. On éprouve une intense jouissance, et on aimerait bien, nous aussi, un peu de temps en temps, envoyer tout chier, tout bouler pour pouvoir enfin VIVRE. VIVRE pleinement, VIVRE comme lui.
J'espère que vous aurez compris que je me suis pris une MAGISTRALE, SOMPTUEUSE, MAGNIFIQUE, EXCEPTIONNELLE, ENORME, MERVEILLEUSE mais aussi VIOLENTE putain de saloperie de connerie de CLAQUE dans la gueule avec ce film, qui, je dois reconnaître, est le meilleur film français qui m'ait été donné de voir depuis bien longtemps, tous genres confondus.
Albert Dupontel est, et restera toute ma vie mon comédien français préféré.
Regardez ce film, c'est d'une importance capitale pour tout le monde. Presque une question de vie ou de mort.
Pour vous permettre de juger et de vous donner envie, voici la bande-annonce.